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Cette exposition porte sur les recherches plastiques et visuelles de Bernard Villers. Comme pour ses livres, la cohérence du propos s’accompagne d’une palette de formes, de registres, voire de configurations. C’est de rapports de couleurs et de situations qu’il s’agit.

Le Musée d’Ixelles présente une sélection d’une trentaine d’oeuvres, dans un agencement spatial inédit, qui associe des logiques visuelles très différentes. Petites ou grandes, murales ou pas, ces oeuvres déclinent les registres plastiques – visuels-réflexifs – explorés par Bernard Villers.

La couleur est au centre du propos : par ses voisinages et ses effets induits, par les choix des supports et les formes qui les caractérisent. Et ce propos est habité par une poétique des rapports de dimensions ou de positions qui se parcourent comme on feuillette un livre au récit réduit à sa plus simple expression, au hasard ou au petit bonheur, toujours dans le passage d’une chose à une autre, chacune posant la question de ce qui s’adresse à l’ oeil et de ce qui signifie, ainsi.

Car l’univers de Bernard Villers, s’il procède de formes et de couleurs, est tramé de passions pour d’autres formes d’art et parcouru par des préoccupations pour !’aujourd’hui qui se niche dans les anfractuosités du regard, dans les petites aires d’indéfinition de la pensée.

Jouant de l’immédiateté du percevoir et de la persistance du voir, son travail assemble des entités simples en d’autres, plus complexes qu’il y paraît, sans séparer jamais les plaisirs visuels d’une intériorité que peuplent des couleurs, posées et disposées, présentes mais venues de lointains si proches…

Pour cette occasion, Bernard Villers a souhaité élargir l’exposition de son travail en invitant quelques artistes avec lesquels il est en affinité, leur proposant de se joindre à la conjuration des couleurs, y apportant regards et sensibilités autres.

La conjuration des couleurs

Ce livre est publié avec l’aide des Amis du Musée d’Ixelles et de la Communauté Wallonie Bruxelles, à l’occasion de l’exposition La conjuration des couleurs – Bernard Villers & diverses présences au Musée d’lxelles du 11 mai au 17 septembre 2006.

La conjuration des couleurs (PDF)

Catalogue des livres de Bernard Villers publié à l’occasion de l’exposition “Day light”.
Textes de Anne Moeglin-Delcroix, Maxime Longrée, Didier Mathieu.

Exposition réalisée par le Centre des livres d’artistes / Pays-paysage, en collaboration avec la galerie du CAUE de la Haute-Vienne, Limoges, 16 octobre-15 novembre 2003.

remorqueured

remorqueur éd. (PDF)

Depuis les années septante, Bernard Villers crée, parallèlement à sa peinture, des livres. Ces cahiers, comme il préfère les appeler, racontent une histoire par la couleur, pour elle et à travers elle.

Au début, la matière importait peu. Seul le geste coloré, illustration d’un texte ou d’une idée, prenait corps sur des planches séparées, regroupées sans être brochées. Chaque carton ou papier recouvert d’une teinte déterminée existait en tant que tel, comme élément d’une collection.

Le livre, assemblage, perçu comme un tout indissociable, n’apparaîtra que quelques années plus tard. A cette époque, en peinture, Bernard Villers jouait sur la transparence, la préparation d’un support et son impact sur la perception des couleurs. Les cahiers reflèteront ces recherches. Il utilisera désormais des papiers fins aux textures différentes qu’il superposera ou pliera.

rectoverso

Le pliage, poésie tant de l’aléatoire que de la nécessité, ouvrira la voie de la découverte: au gré des superpositions, des signes naissent, disparaissent. La perception visuelle du lecteur devient séquentielle, s’imprègne d’images successives de traits isolés qui, par transparence, s’imposent aussi comme signes assemblés, comme une image autre, juste suggérée.

Translucide, la matière rend perceptible la couleur autant sur le recto que sur le verso. Deux oeuvres se créent dès lors simultanément sur une même surface. L’envers acquiert la même importance que l’endroit. La sensation d’une trame perceptible du grain du papier rapproche le visuel du tactile. Les superpositions ne donnent pas uniquement naissance à une «écriture» signifiante mais aussi, dans d’autres cahiers, à la complémentarité des formes et des couleurs. Deux feuillets de couleur différente rendront ainsi visible une fois rassemblés, une troisième couleur.

De même, les recherches plus géométriques et très calculées sur la sérialité et les couleurs primaires, présentes dans la peinture de Bernard Villers, se trouveront transposées dans les créations « livresques ».

Ecriture de la couleur. Couleur de l’écriture aussi, lorsque l’artiste nous transmet par le biais du livre sa propre vision des couleurs décrites par autrui. Ainsi une lettre de Vincent Van Gogh à son frère se fera-t-elle support de l’imagination colorée de l’artiste tandis que les couleurs changeantes de la mer dont parle le peintre hollandais s’imprimeront sur les feuillets.

D’emblée, le titre incite au choix d’une lecture, d’un sens à donner à l’histoire. Celle-ci, à son tour, tend vers la réversibilité. Et, par la diversité des lectures possibles, le titre devient son propre multiple. Le titre guide également la perception de l’image. Par un jeu de miroir, il se trouve souvent porteur de plusieurs significations. Selon qu’on le lise en page une ou en page quatre de la couverture. Ainsi, «De l’autre côté du livre», Ode se change avec Edo, Tokyo en Kyoto, pour ne citer d’exemples que parmi les dernières réalisations.

Comme dans toute son oeuvre, la démarche de Bernard Villers est ici aussi à la fois empirique et extrêmement voulue. Par l’expression de la couleur, l’artiste nous rappelle qu’un poème peut vivre sans mot.

Anne-Françoise Penders

Ce catalogue des livres d’artiste de Bernard Villers a été édité à l’occasion de l’exposition Recto/Verso à la Galerie Guy Ledune, 20 rue Edmond Picard à Ixelles, du 7 au 29 février 1992. Il a été tiré à 150 exemplaires dont un tirage de tête de 50 exemplaires numérotés et signés par l’artiste et complétés d’une sérigraphie originale sur papier pelure.

Recto/Verso (PDF)

Cet ouvrage conçu lors de l’exposition Vingt ans de peinture organisé à Eindhoven par l’Apollohuis en octobre 1991 paraît à l’occasion de l’exposition Couleurs locales mise sur pied à Braine-l’Alleud par le Centre d’Art Nicolas de Staël en novembre 1992.

Textes de Bregtje van der Haak, Jo Dustin, Bernard Villers, Centre d’Art Nicolas de Staël, Paul Panhuysen.
Rédaction: Paul Panhuysen.
Traduction: Lucas van Beeck, Michael Novy, Nadine Plateau
Tirage: 700 exemplaires. Epuisé.
Editeur: Het Apollohuis, Eindhoven.
ISBN 90 71638 17 0
© 1992 Les auteurs/ Het Apollohuis

Un peu, beaucoup...

Un peu, Beaucoup… (PDF)

occupation

Guy Ledune, Michel Moffarts, Gwen Kerlidou, Alin Anseeuw, Walter Swennen, Bernard Villers, Vincent Halflants, Lena Halflants, Bernd Lohaus, Filip Francis

L’itinéraire
Une dizaine d’artistes (peintres, sculpteurs,… amis certes) ont occupé une dizaine de lieux très différenciés: espaces privés, ateliers personnels, lieux grands ou petits, sombres ou clairs, ouverts ou fermés, intérieurs ou extérieurs. Ils furent choisis et investis en fonction de la problématique de chacun.

Littéralité
Un certain souci de la littéralité: prise en charge des dimensions, du volume, de la lumière, des matériaux, de la couleur, etc., réunissait les travaux, par ailleurs fort divers.
L’exposition n’avait pas de centre ni d’unité formelle. Chaque travail devenait un centre et renvoyait à une unité possible: celle du libre parcours d’une exposition.

Indépendance
Dans un lieu privé, une initiative personnelle, une prise en charge commune d’un projet indépendant. Une exposition hors institution, non subsidiée.

Occupations (PDF)